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Page d'accueil - critères de recherche

  • Je suis:
    • on peut cocher 3 cases (Homme seul,Homme avec enfants, Femme seule, Femmes avec enfants, Couple, famille, avec animal)
      • Vous avez:
        • -16 ans
        • 16-18 ans
        • 18-25 ans
        • 25-50 ans
        • +50 ans
  • Je veux
    • rubriques (dormir, manger, soins quot, soigner...)
  • où?
    • Combo box "région", je clique sur "ile de france", s'ouvre une boite avec les villes, je clique sur Paris, tous les arrondissements s'ouvrent.

ATTENTION : il serait souhaitable qu'on formule la recherche par des phrases : " vous êtes..." / "vous cherchez..."

Liste complète des rubrique et sous rubriques : http://spreadsheets.google.com/ccc?key=pSqpbYqQylkdDtUcH5ldnWg#

Penser à ajouter une page de remerciements pour ce site

PAGE DE PRESENTATION DU SITE OK

Qu'est-ce que Soleos ?

Soleos est un site Internet qui recense les services offerts aux personnes en situation d’exclusion en région parisienne : centres d’hébergement, restauration, services de réinsertion, etc. Le site présente toutes les informations pratiques dont ces personnes ont besoin. Il leur permet également de s'exprimer et d'évaluer les services dont elles peuvent bénéficier.

Soleos vise ainsi à regrouper en un seul endroit l'ensemble des services d'aide aux exclus et à mettre en valeur la complémentarité des offres des différentes associations.

A qui s'adresse Soleos ?

Le site s'adresse aux personnes victimes d’exclusion, aux travailleurs sociaux qui les accompagnent et, plus largement, à toutes les personnes intéressées par les problèmes de l'exclusion et de la précarité.

Que puis-je trouver sur le site ?

Les personnes en situation d'exclusion y trouvent une base de données des services dont ils peuvent bénéficier. Ils peuvent ainsi rechercher les centres correspondant à leurs besoins. Ils peuvent également évaluer ces services (en les notant sur une échelle de 1 à 5), s'exprimer sur leur utilisation et discuter des problèmes liés à l'exclusion. L'équipe de Soléos répondra à leurs questions, les aidera et les guidera dans leurs démarches.

Les services sont présentés sous forme de fiches. Un moteur de recherche permet de trouver les services correspondant à différents critères : type de service, nombre de personnes, localisation... Ces fiches sont des documents modifiables et actualisables par les utilisateurs eux-mêmes (wiki).

Soleos présente également des témoignages écrits et vidéo, ainsi que des reportages sur les exclus et le rôle des travailleurs sociaux.

Comment participer ?

Les utilisateurs du site sont invités à <a href="charte_participation">participer au site pour enrichir son contenu</a>.

Ils peuvent soumettre des articles et des vidéos en rapport avec le thème de l'exclusion. Ils peuvent proposer des enrichissements aux fiches de présentation des services ou les mettre à jour. Ils sont également invités à laisser des commentaires sous tous les contenus.

<a href="charte_participation">Lire aussi la charte de la participation.</a>

Qui a créé ce site ?

Le projet du site Soleos a été est impulsé par l'association Aurore. Cette association a pour but la réinsertion sociale et professionnelle des personnes que la maladie, l’isolement, les détresses morales ou matérielles, un séjour en prison ou à l’hôpital ont conduites à une situation d’exclusion ou de précarité. Aurore contribue ainsi à l'hébergement ou l'accompagnement de 3000 personnes chaque année. Soleos est doté d'un "a href="comite_de_pilotage">comité de pilotage</a>.

Le site a été conçu lors du premier week-end d'octobre, après un appel à projet lancé par la <a href="http://drupalfr.org" target="_blank">communauté française de Drupal</a>, en un temps record. Il a bénéficié de la mobilisation d'une trentaine de personnes utilisant le logiciel Drupal pour créer des sites web : graphistes, designers, ergonomes, rédacteurs de contenu, programmeurs, etc., tous réunis autour de ce projet pendant ces deux journées.

Drupal a pour caractéristique d'être un logiciel libre. Il est diffusé gratuitement et ses utilisateurs participent bénévolement à son amélioration en créant des nouveaux modules.

L’hébergement du site est offert par la société bearstech.

PAGE DE PRESENTATION DU BLOG (transmis à TeamBlog) OK

Ce blog présente des récits et des reportages, écrits ou vidéo, sur l'exclusion. Il privilégie les témoignages directs des personnes concernées et des travailleurs sociaux pour constituer un moyen d'information complémentaire aux médias.

Partie Informative de Soléos (articles, vidéos)

ARTICLE SUR LA JOURNEE OK

(Ajouter si possible des photos et des vidéos)

Soleos, un week-end pour créer un site

Deux jours pour construire un site web ? C'est peu, mais c'est possible. L'association Aurore et la communauté française de Drupal (un logiciel de création de site web) viennent de le prouver. Le temps d'un week-end d'octobre, le 4 et le 5, le site Soleos, qui était le vendredi un simple projet couché sur papier, est devenu un site web mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi [à confirmer].

Une trentaine de bénévoles, des informaticiens, des graphistes, des rédacteurs, se sont réunis à Paris. Le samedi, ils ont précisé la définition du projet. Dimanche matin, Claire (qui coordonne le travail des participants) a réparti les arrivants dans les différentes équipes définies la veille, "pour que tout le monde ait une tâche" : technique, rédaction, graphisme, ergonomie, etc. Et pendant la journée, les équipes ont enchaîné les "sprints", des sessions de travail d'une heure-et-demi, entrecoupées de points d'étape.

"J'ai besoin d'un développeur PHP", lance un des participants. "Qui maîtrise SVN sous Windows?", demande un autre. Des micro-réunions se tiennent sur les coins de table. "Dans moins de trente secondes, je veux tout le monde debout pour faire le point." Claire passe entre les tables pour rameuter les troupes. Chaque représentant d'équipe doit exposer où il en est, mentionner les obstacles auxquels il est confronté et se fixer des objectifs pour le "sprint" suivant.

"On s'est inspiré d'une méthodologie de programmation agile, explique Claire. Mais d'habitude, les sprints durent trois semaines. On les a ramenés à une heure et demi." Certains sont un peu déroutés. "Tu réfléchis rapidement, commente Aude (de l'association Aurore à l'origine du projet) à la fin d'une petite réunion. J'ai un peu peur d'oublier des trucs en allant vite."

Le projet, appelé Drupal'n Go, est né au mois de juin. Damien, coordinateur de la communauté francophone du logiciel Drupal, a eu l'idée de la mobiliser pour soutenir un projet humanitaire. Drupal a pour particularité d'être un logiciel libre, comme Linux. Il est diffusé gratuitement et tous ses utilisateurs peuvent contribuer à son développement. "Les valeurs des associations humaintaires sont les mêmes que celles du logiciel libre, explique Damien : l'entraide, le partage, l'ouverture, le don."

La communauté Drupal a lancé un appel à candidature auquel douze associations ont répondu. C'est le projet de l'association Aurore qui a été retenu. Celui-ci est venu du constat qu'un nombre croissant de personnes en situation d'exclusion ont accès à Internet, "particulièrement les jeunes", a expliqué Eric Pliez, le directeur d'Aurore, venu remercier les participants. D'où l'idée d'un site qui recense tous les services disponibles (centres d'hébergement, restauration...) et qui permette de faire des recherches en fonction de différents critères (nombre de personnes, quartier, type de services...).

Le site Soleos, dont le nom a été trouvé pendant le week-end et l'adresse Internet créée aussitôt, est plus qu'une base de données. Il vise aussi à publier des reportages et des témoignages de personnes en situation d'exclusion et de travailleurs sociaux.

Lors du point de 16 heures, il apparaît que l'équipe "intégration" n'a pas encore de données à intégrer, que l'équipe "recherche" manque de bras et que l'équipe "carte" manque elle aussi de données. "Il n'est que quatre heures, on a toute la nuit", prévient Claire. Encore quelques sprints en perspective avant la mise en ligne du site, qui n'a finalement pas eu lieu.

Laurent Mauriac (Rue89)

ARTICLES A INTEGRER

--> Financer le RSA OK

Posté par auroreasso le 29 août 2008

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L'affaire est entendue : le RSA ne s’inscrit pas dans le cadre d’une politique de lutte contre l’exclusion et les inégalités. C’est d’abord un dispositif de retour à l’emploi à travers l’incitation financière, objectif non contestable en soi, mais qui , sans aucun outil de contrôle, est aussi une porte ouverte à plus de « précariat » .

En outre, autre effet pervers, en distinguant les pauvres méritants (ceux qui trouvent un travail et touchent le complément RSA) des autres, il peut facilement renforcer le ressentiment de nos concitoyens envers « ceux qui ne font pas d’efforts ».

Les “mauvais “ pauvres resteront donc sous le seuil de pauvreté, et tant pis si ceux qui “profitent” du système sont une infime minorité, quand la plupart des allocataires des minimas sociaux sont d’abord les victimes d’un système.

Rappelons également que le projet de Loi n'intègre pas les jeunes qui sont pourtant les oubliés de la reprise d’emploi avec un taux de chômage qui explose. Ceux-ci n’ont aucune formule pérenne mise en place à ce jour.

Il oublie également les personnes sous main de justice, pourtant cités dans le Grenelle de l’insertion , lequel rappelait la nécessité de ne pas les tenir éloignés des dispositifs de droit commun de la politique de l’emploi.

Quand au mode de financement, la règle de non affectation des recettes aux dépenses est un principe fondamental de gestion des finances publiques. Financer le RSA en prélevant sur les revenus du capital, et en créant une taxe ad hoc qui dans l’opinion publique va s’appeler la taxe RSA est une façon de politiser et fragiliser les dépenses sociales? qui est dangereuse à terme. Le RMI est financé par l’impôt dans sa neutralité, les prestations sociales par des cotisations a portée générales et universelles et gérées de façon neutre. Du coup personne n’est tenté de calculer l’impact mécanique du RMI sur les déficits publics et donc personne n’a jamais demandé la suppression du RMI au nom de son poids pour les finances publiques. Il n’en sera pas de même demain sur le RSA s’il est financé par une taxe qui sera de fait affectée.

Sur le fond, rappelons que le problème numéro un des allocataires des minima sociaux (ou des jeunes), c'est d'abord la formation initiale et/ ou la durée de l'exclusion et les problèmes connexes et que l’urgence est donc d’avoir des politiques et des moyens d’accompagnement vers l’emploi … dont les crédits risquent d'être asséchés par la politique RSA et l’alibi qu’elle va désormais constituer. (*)

Eric pliez

(*) La suppression annoncée de la ligne Appui Social Individualise (ASI) en 2009, dont les bons résultats ont été démontrés depuis 15 ans pour des raisons purement budgétaires va dans ce sens (30 millions d'euros).

--> Adieu à l’ASI… OK

Posté par auroreasso le 25 août 2008

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Alors que le Grenelle de l'insertion souligne l'impérative nécessité d'un accompagnement global et individuel, la Direction Générale de l’Action Sociale nous informe de la suppression de la ligne ASI (Appui Social Individualisé).

Depuis 1993, l'AsI a pourtant démontré sa réelle efficacité avec un taux de retour à l'emploi direct de 33 % en moyenne et des effets positifs collatéraux probants.

La suppression des 30 millions d’€ de cette ligne est purement financière et liée aux nécessités de compléter l'enveloppe hébergement.

Adieu donc à l'accompagnement vers et dans l'emploi, sauf à ce que les départements (encore !) prennent le relais ou que, comme on peut l'espérer, cette ligne sera intégrée aux moyens supplémentaires accordés au Service Public de l'Emploi (SPE).

--> France de propriétaires, France de mal-logés… OK

Posté par auroreasso le 4 août 2008

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www.aurore.asso.fr

70% de propriétaires en France ? Parlez-en aux victimes des subprimes, aux Etats-Unis (2.2 millions de procédures de saisies en 2007) et en Europe, parlez de cette France de propriétaires aux copropriétaires des grands ensembles de Clichy-sous-Bois endettés sur plusieurs générations et vous verrez leur désarroi. Mais parlez de la même France de propriétaires aux marchands de biens enrichis et le sourire revient. Cette France évoque celle des « trente glorieuses », pas la France d’aujourd’hui, celle des précaires qui subissent au quotidien la hausse des produits de base, bien avant de penser à ce qu’ils pourraient léguer aux générations futures.

En matière de logement, la vraie question aujourd’hui c’est celle du manque de terrains disponibles dans certaines zones en tension et, surtout, quand ces terrains existent, du blocage des élus dans la construction de logements sociaux. Ils préfèrent toujours être taxés au titre de la loi SRU (20% de logements sociaux obligatoires par commune) plutôt que de créer de la mixité sociale. Les quotas de logements sociaux ne sont donc pas atteints et le Ministère du logement veut désormais y intégrer l’accession sociale (achat d’un logement pour 15 €/ jour). Cela revient à revoir ce quota à la baisse alors qu’il manque tant de logements ! Autre tentative : mettre en cause les HLM qui, selon le Ministère du logement, cumulent de la trésorerie. Ceux-ci se défendent en les renvoyant à leur incapacité à construire, faute de sites.

Sur le terrain, les associations de solidarité constatent que si les bailleurs font de moins en moins de logements très social et favorisent le logement intermédiaire, c’est souvent faute d’une politique volontariste des pouvoirs publics en matière de préemption et d’application de la loi SRU. Par ailleurs, l’Etat encourage la création d’un sous-secteur de location sociale : maisons relais, sous-locations diverses gérées par le secteur associatif… Ceci aux dépends d’une remise à plat des dispositifs d’aide au logement qui permettraient une réelle solvabilisation des ménages les plus pauvres et la mise en place de nouveaux programmes de logements sociaux qui leur soient accessibles.

Il parait indispensable d’indexer les aides au logement sur l’augmentation du coût de l’immobilier, mais aussi de remettre totalement à plat le système afin que les moins riches et/ou les plus démunis puissent à nouveau accéder au logement social. Sinon, le risque est de développer un sous-système de location géré par des associations qui prendront les risques financiers, avec ici ou là des filets de sécurité mis en place par les collectivités locales, mais où le bailleur limite un maximum les risques. Si les associations mettent déjà en œuvre des dispositifs relais c’est uniquement pour les personnes les plus en difficultés dans leur insertion et qui nécessitent un accompagnement social important. Le bailleur s’engageant alors, à l’issue d’un séjour de 2 ans en moyenne, à intégrer le ménage dans son parc. Ce système ne doit cependant pas être généralisé car il stigmatise et génère de l’exclusion L’exemple de l’Angleterre est à cet égard parlant. Sous Margaret Thatcher, le nombre de logements sociaux est passé de 30% à 20% du parc de logement et a été confié à des associations spécialisées, avec un public resserré sur les plus démunis. Aujourd’hui, on constate que la mixité sociale a été brisée, et que, si le système a fonctionné pour une première génération, la 2ème est ghettoisée.

En privilégiant le développement des maisons relais par exemple, au détriment d’outils d’insertion visant le retour dans le circuit de droit commun, l’Etat encourage la construction d’un dispositif parallèle au circuit HLM et qui, à terme, peut créer une nasse là où les associations voulaient créer des sas. Dès lors, nous estimons que ces outils doivent rester ce qu’ils sont : des étapes provisoires et ciblées pour les personnes cumulant difficultés sociales et personnelles, et non pas de simples problèmes de ressources.

Sortir des HLM OK

A contrario, sortir du système HLM dès lors que l’on a des revenus fixes, apparaît comme difficile dans les zones en tension, au regard de l’écart important entre les loyers HLM et les loyers (fous) du privé. Un système de surloyer progressif, ramenant la location HLM à un prix intermédiaire entre public et privé est intéressant, dés lors qu’il tient compte du contexte local, des difficultés du site, de la mixité sociale à maintenir. Il est des sites où il faut tout faire pour garder les classes moyennes, d’autres où, au contraire, il faut ramener des personnes très précaires. La vente du parc social parait tout à fait inadaptée dans le contexte actuel de pénurie et de difficulté d’accès aux logements sociaux. Cela risque de pénaliser les zones déjà en difficultés, où les gens ne pourront ou ne voudront pas acheter, aux dépends des endroits comme Paris où le turn over dans le logement social est déjà quasi nul. Ce système paraît envisageable dans des zones hors tension où il peut même favoriser la mixité sociale.

Aujourd’hui, l’urgence est d’agir dans les zones en tension en imaginant des solutions innovantes. L’urgence reste évidemment la construction et l’application stricte de la loi SRU mais aussi l’agrandissement du parc des bailleurs sociaux en les autorisant à louer des logements privés, dans les zones en tension. Le succès du dispositif Louez solidaire à Paris démontre qu’il existe des petits propriétaires privés prêts à louer en faveur des personnes à petites ressources, en échange d’un minimum de garanties. Par ailleurs, la proposition de la Fnars d’intégrer un quota de logements sociaux dans tout programme de construction, y compris privé, semble une nécessité pour donner, à tous ceux qui en on besoin, l’accès au logement social. Mais aussi pour garantir la mixité sociale. Au-delà de l’urgence à construire plus, des solutions innovantes existent donc. Les Fonds de Solidarité Logement, le 1% logement, sont des outils qui sécurisent les partenaires. Il s’agit donc aujourd’hui d’associer les compétences en matière de suivi (associations), de construction et de gestion (bailleurs sociaux) pour produire plus. Pour cela la volonté politique doit être réelle et ne doit pas s’égarer sur les fausses pistes, telle qu’une France de propriétaires, conduisant à toujours plus d’exclusions.

Eric PLIEZ, Directeur général Association Aurore

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